Chaque clic, chaque page chargée, chaque vidéo lue laisse une trace : c'est l'empreinte numérique. Elle se mesure en équivalent CO₂, en kilowattheures, en litres d'eau, en grammes de matières premières. À l'échelle d'une organisation, elle représente parfois plus de 10 % du bilan carbone total.
L'empreinte numérique d'une organisation est la somme des impacts environnementaux liés à son usage du numérique : équivalent CO₂, énergie, eau, matières premières.
Elle se mesure à trois niveaux : terminaux (70 %), réseau (15 %), datacenters (15 %). La fabrication des terminaux est de loin le poste le plus lourd.
À l'échelle d'un site web, l'empreinte se calcule en g CO₂ par visite, multiplié par le volume mensuel. C'est mesurable, comparable, opposable.
L'empreinte numérique d'une organisation est la somme des impacts environnementaux directs et indirects liés à son usage du numérique. Elle se mesure principalement en équivalent CO₂ (g CO₂eq, kg CO₂eq, t CO₂eq), mais aussi en énergie (kWh), eau (litres) et matières premières (kg de minerais critiques).
Elle se décompose en trois pôles. Premier pôle, les terminaux : ordinateurs, smartphones, écrans, imprimantes, IoT. C'est le poste le plus lourd, en moyenne 70 % de l'empreinte numérique totale, principalement à cause de la phase de fabrication. Deuxième pôle, les réseaux : box internet, antennes mobiles, câbles, switch — environ 15 % de l'empreinte. Troisième pôle, les datacenters : serveurs, refroidissement, alimentation — environ 15 % également.
À l'échelle française, l'empreinte numérique représente aujourd'hui 2,5 % du bilan carbone national, selon l'étude ADEME-ARCEP 2024. À l'échelle mondiale, elle est estimée à 4 % des émissions de gaz à effet de serre, soit autant que l'aviation civile, et en croissance de 6 % par an.
Le calcul est documenté par l'ADEME dans le référentiel « Évaluation environnementale des services numériques » (2022). Voici la méthode standard.
Quels services numériques l'organisation utilise-t-elle ? À quelle fréquence ? Pour combien d'utilisateurs ? Cet inventaire est plus difficile qu'il n'y paraît : la plupart des organisations n'ont pas de cartographie complète de leurs SaaS, de leurs sites web, de leurs API, de leurs comptes cloud.
Pour chaque service, on mesure trois choses. Le poids transféré par session (en kilooctets, via EcoIndex ou Lighthouse). Le temps d'usage moyen (analytics). Le mix terminal (% mobile / desktop, type de terminal). Avec ces trois données, on calcule une empreinte par session.
Empreinte par session × nombre de sessions mensuelles = empreinte mensuelle. Et empreinte annuelle = empreinte mensuelle × 12, avec ajustements saisonniers.
Aux émissions liées à l'usage, on ajoute la part attribuée aux terminaux des collaborateurs et aux serveurs internes (calcul en équivalent annuel amorti sur la durée de vie).
Le résultat est une empreinte numérique annuelle en t CO₂eq, intégrable au bilan carbone global de l'organisation.
Voici quatre exemples, mesurés par Verte sur des sites réels en 2025-2026.
2 400 KB par page, 60 000 sessions mensuelles. Empreinte : ≈ 3,4 t CO₂eq par an. Équivalent : 25 000 km en voiture diesel.
3 800 KB par page, 250 000 sessions mensuelles. Empreinte : ≈ 22 t CO₂eq par an. Équivalent : 165 000 km en voiture.
75 KB par page, 8 000 sessions mensuelles (objectif M+6). Empreinte : ≈ 14 kg CO₂eq par an. Équivalent : 100 km en voiture.
Avant : 5 200 KB par page, EcoIndex G. Empreinte 2024 ≈ 18 t CO₂eq. Après refonte (objectif M+6 2026) : 480 KB, EcoIndex A, empreinte ≈ 1,5 t CO₂eq. Réduction de 92 %.
Trois leviers, par ordre d'impact.
Premier levier, et de loin. La fabrication d'un ordinateur représente 80 % de son empreinte de cycle de vie. Passer un PC de 4 ans à 7 ans réduit donc l'empreinte annuelle moyenne par 1,75. Faire pareil sur l'ensemble du parc d'une entreprise : économie de plusieurs tonnes de CO₂ par an.
Site web, application interne, intranet, SaaS : chaque service consulté quotidiennement par des centaines de collaborateurs représente une empreinte cumulée significative. Un intranet allégé de 6 Mo à 1 Mo, consulté 1 000 fois par jour, c'est 5 Go × 365 jours = 1,8 To évités par an.
Vider les boîtes mail, supprimer les comptes SaaS payés mais inutilisés, désactiver les notifications push en boucle, désactiver l'autoplay vidéo : chacun de ces gestes a un impact unitaire faible mais cumulé significatif. L'addition fait le total.
Cinq outils utilisés par Verte dans ses missions d'audit.
EcoIndex (ecoindex.fr) — outil de référence pour mesurer une page web. Gratuit, libre, reconnu par la DINUM.
GreenIT-Analysis (extension Chrome / Firefox) — calcule l'empreinte d'un parcours utilisateur complet, pas seulement une page.
Website Carbon Calculator — calcul rapide en grammes de CO₂ par visite, basé sur le poids et le type d'hébergeur.
Empreinte Numérique (ADEME) — outil officiel pour calculer l'empreinte des terminaux et usages individuels.
Sustainable Web Design CO2.js — bibliothèque open source pour intégrer un compteur carbone dans son propre site.
Pour les entreprises soumises à la CSRD, oui. La directive européenne, en application depuis 2024 par paliers, impose la publication d'un rapport de durabilité qui inclut l'empreinte des activités numériques. Le numérique n'est plus invisible dans le bilan carbone européen.
Pour les collectivités de plus de 50 000 habitants, oui également : la loi REEN impose un schéma directeur du numérique responsable dont la mesure d'empreinte est un préalable.
Pour les autres entreprises, la mesure n'est pas légalement obligatoire — mais elle devient un standard de marché. Toute candidature à un appel d'offres public le mentionne. Toute relation B2B avec un grand groupe européen la demande dans son questionnaire RSE.
Nous mesurons systématiquement l'empreinte de chaque site que nous concevons : poids par page, nombre de pages, sessions estimées, terminaux cibles. Cette estimation figure dans notre cahier des charges initial.
Pour notre propre site, nous publions notre empreinte estimée : 14 kg CO₂eq par an à 8 000 sessions mensuelles. Mise à jour trimestrielle dans notre déclaration d'écoconception.
Pour les organisations qui souhaitent mesurer leur empreinte numérique globale, nous proposons un audit dédié, distinct de l'audit éco-conception d'un site. Ce service est inclus dans notre accompagnement RGESN.
Cette section reprend les questions les plus fréquemment posées sur Empreinte numérique. Les réponses sont volontairement courtes, directes, conçues pour être citées par les moteurs d'IA générative (ChatGPT, Claude, Perplexity) et les People Also Ask de Google.
Méthode ADEME en quatre étapes : 1) lister les usages numériques, 2) mesurer chaque usage (poids transféré × temps d'usage × mix terminal), 3) multiplier par le volume de sessions, 4) ajouter la part terminaux et infrastructure interne. Le résultat s'exprime en t CO₂eq annuelles, intégrable au bilan carbone global de l'organisation.
Un site corporate moyen avec 60 000 sessions mensuelles génère environ 3,4 t CO₂eq par an (≈ 25 000 km voiture). Un e-commerce moyen avec 250 000 sessions : 22 t CO₂eq. Notre site Verte génère 14 kg CO₂eq par an grâce à 75 KB par page. La fourchette est très large : du simple au centuple selon le poids des pages.
Trois leviers prioritaires : 1) allonger la durée de vie des terminaux (passer un PC de 4 à 7 ans divise l'empreinte annuelle par 1,75), 2) alléger les services numériques utilisés quotidiennement (sites internes, SaaS, intranet), 3) réduire les usages superflus (boîtes mail, comptes SaaS inutilisés, autoplay, notifications). Verte accompagne cette démarche dans son service RGESN.
Pour les entreprises soumises à la CSRD, oui : le rapport de durabilité européen inclut l'empreinte numérique depuis 2024. Pour les collectivités de plus de 50 000 habitants, oui également via la loi REEN. Pour les autres, la mesure n'est pas légalement obligatoire mais devient un standard de marché en B2B et en candidatures publiques.
Cinq outils complémentaires : EcoIndex pour une page (référence DINUM), GreenIT-Analysis pour un parcours complet, Website Carbon pour la communication, Empreinte Numérique ADEME pour les terminaux et usages individuels, Sustainable Web Design CO2.js pour intégrer un compteur dans son propre site.
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