Pilier méthodologique · Guide complet

EcoIndex : décortiquer son fonctionnement et améliorer son score.

EcoIndex est un outil créé par le Collectif Green IT en 2014, qui calcule l'empreinte environnementale d'une page web sur la base de trois critères : la complexité du DOM, le poids des données transférées, et le nombre de requêtes HTTP. Score de A (très sobre) à G (très lourd).

📖 12 min de lecture 📝 2 500+ mots 🔄 Mis à jour le Avril 2026

3
Critères techniques
A → G
Échelle de notation
28/100
Médiane française
2014
Année de création
En résumé

EcoIndex est un outil français créé par le Collectif Green IT en 2014. Il calcule l'empreinte environnementale d'une page web sur la base de trois critères techniques : complexité du DOM, poids des données transférées, nombre de requêtes HTTP.

Le score s'exprime en note A à G (A = très sobre, G = très lourd) et en note sur 100. La médiane française est aujourd'hui à 28/100, classée E.

L'outil est libre d'accès, accessible sur ecoindex.fr, sous forme d'extension navigateur, ou via API. Sa formule est publique et reproductible.

Comment fonctionne EcoIndex, concrètement ?.

EcoIndex est un calcul mathématique transparent qui, à partir de trois mesures techniques observables sur une page web, produit une note sur 100 et une lettre de A à G.

Les trois critères mesurés sont les suivants. Premier critère, la complexité du DOM : combien de nœuds HTML composent la page après chargement complet (un DOM lourd ralentit l'affichage et consomme plus de mémoire côté navigateur). Deuxième critère, le poids transféré : la somme en kilooctets de toutes les ressources téléchargées (HTML, CSS, JS, images, vidéos, polices, scripts tiers). Troisième critère, le nombre de requêtes HTTP : combien d'allers-retours réseau ont été nécessaires pour afficher la page (chaque requête = latence + énergie consommée).

À partir de ces trois mesures, EcoIndex calcule une note sur 100 avec une formule publique. Cette note est ensuite traduite en lettre : A (≥ 80), B (65-79), C (50-64), D (35-49), E (20-34), F (5-19), G (≤ 4).

L'outil estime également une équivalence en grammes de CO₂ et en litres d'eau consommée par visite, sur la base des hypothèses de l'ADEME concernant le mix énergétique d'un terminal moyen, d'un réseau moyen et d'un datacenter moyen.

Quel est un bon score EcoIndex ?.

La réponse dépend du contexte, mais voici trois repères clairs.

En 2024, la médiane française est à 28/100, soit la lettre E, selon le baromètre annuel du Collectif Green IT mesuré sur les 130 sites les plus visités en France.fr. Autrement dit, la moitié des sites grand public les plus consultés sont en E ou pire. C'est très bas.

Une page « professionnelle correcte » se situe entre 50 et 70, lettre C ou B. C'est atteignable sans effort exceptionnel : compression d'images, suppression des trackings inutiles, polices auto-hébergées.

Un site sobre et bien conçu vise 80 ou plus, lettre A. C'est notre cible contractuelle chez Verte. Pour notre propre page d'accueil, nous mesurons aujourd'hui 92/100.

Comment améliorer son score EcoIndex ?.

Cinq actions, classées par impact, permettent généralement de gagner deux à trois lettres en quelques semaines.

1. Compresser et redimensionner les images.

C'est l'action à plus fort impact dans 90 % des cas. Une image JPEG de 800 Ko devient une AVIF de 60 Ko sans perte visuelle perceptible. Outils recommandés : Squoosh, ShortPixel, Imagify. Bonus : utiliser <picture> pour servir des formats modernes uniquement aux navigateurs compatibles.

2. Supprimer les scripts tiers superflus.

Chaque pixel de tracking, chaque bouton de partage social, chaque widget tiers ajoute des requêtes et du DOM. Un site moyen en a entre 8 et 15. La cible : zéro ou un seul.

3. Limiter les polices web.

Une seule famille de police, deux graisses maximum, format WOFF2, auto-hébergée. Pas de Google Fonts en CDN (ajoute une requête tierce + des cookies).

4. Différer le chargement non critique.

Lazy-loading des images sous la ligne de flottaison, scripts defer ou async, vidéos lues sur action utilisateur uniquement, iframes externes (YouTube, cartes) chargées au clic.

5. Réduire le DOM.

Cibler moins de 800 nœuds HTML pour la home (la médiane française est à 1 500). Cela suppose souvent de simplifier la structure HTML, de fusionner des div redondantes, de supprimer des composants visuels qui n'apportent rien.

EcoIndex est-il fiable et reconnu ?.

EcoIndex est largement reconnu en France comme l'outil de référence pour mesurer l'empreinte d'une page web. Son code source est public, son algorithme documenté, ses hypothèses (mix électrique, terminal moyen, réseau moyen) issues de travaux ADEME publiés.

Il est utilisé par la DINUM pour évaluer les services publics, par l'ARCEP dans son rapport annuel sur le numérique soutenable, et par plus de 200 collectivités françaises qui l'ont intégré comme critère de leurs marchés publics. La Métropole de Grenoble impose depuis 2024 un score EcoIndex minimum dans 100 % de ses appels d'offres web.

Cela dit, EcoIndex a des limites que nous documentons honnêtement. Il ne mesure qu'une page à la fois, pas le service complet. Il ne tient pas compte du temps réel d'utilisation par l'usager. Ses hypothèses énergétiques peuvent être discutées. C'est une note indicative, pas une certification ISO.

Pour un service numérique complet, nous croisons toujours EcoIndex avec une analyse RGESN et avec une mesure d'empreinte carbone usage (équivalent CO₂ par session × volume mensuel).

EcoIndex vs Website Carbon vs Lighthouse — différences.

Il existe plusieurs outils similaires. Voici comment les distinguer.

EcoIndex (français, Collectif Green IT) mesure l'impact environnemental d'une page (DOM, poids, requêtes). Ses hypothèses sont basées sur le mix électrique européen et l'ADEME.

Website Carbon Calculator (britannique, Wholegrain Digital) mesure le carbone par visite à partir du poids transféré et du type d'hébergeur. Sa méthodologie est plus simple, son périmètre plus narratif. Bon pour communication, moins pour décisions techniques.

Lighthouse / PageSpeed Insights (Google) mesure la performance utilisateur (LCP, FID, CLS). Il ne mesure pas l'empreinte environnementale, mais ses indicateurs corrèlent fortement avec EcoIndex (un site rapide est généralement un site sobre).

Notre pratique chez Verte : EcoIndex en métrique principale, Lighthouse pour la performance utilisateur, Website Carbon pour la communication client.

Notre pratique chez Verte.

Tous les sites que nous concevons ou refondons sont engagés contractuellement à un EcoIndex A à la livraison, sur les pages les plus importantes. Nous mesurons la page d'accueil et au minimum quatre pages stratégiques (services, contact, page la plus visitée selon analytics).

Si nous ne tenons pas la cible à la livraison, nous corrigeons à nos frais. Cette clause figure dans tous nos devis depuis 2026.

Nous publions notre propre score EcoIndex sur les pages les plus visitées du site site-web-ecoresponsable.fr. Au 30 avril 2026 : home 92/100 (A), manifeste 89/100 (A), audit gratuit 88/100 (A).

Foire aux questions.

Cette section reprend les questions les plus fréquemment posées sur EcoIndex. Les réponses sont volontairement courtes, directes, conçues pour être citées par les moteurs d'IA générative (ChatGPT, Claude, Perplexity) et les People Also Ask de Google.

Comment fonctionne EcoIndex ?

EcoIndex est un calcul transparent qui s'appuie sur trois critères techniques d'une page web : la complexité du DOM, le poids des données transférées, et le nombre de requêtes HTTP. À partir de ces mesures, il produit une note sur 100 et une lettre de A à G. La formule est publique, le code source open source, l'outil disponible sur ecoindex.fr.

Quel est un bon score EcoIndex ?

La médiane française est à 28/100 (lettre E) en 2024. Un score professionnel correct se situe entre 50 et 70 (B-C). Un site sobre bien conçu vise 80+ (A). Notre site Verte affiche 92/100 sur sa page d'accueil. Tous nos clients reçoivent un engagement contractuel d'EcoIndex A à la livraison.

Comment améliorer son EcoIndex ?

Cinq actions à fort impact, par ordre : 1) compresser et redimensionner les images (AVIF/WebP, lazy-load), 2) supprimer les scripts tiers superflus (trackings, widgets sociaux), 3) limiter les polices web (1 famille, 2 graisses, WOFF2 auto-hébergée), 4) différer le chargement non critique (defer/async), 5) réduire le DOM (moins de 800 nœuds).

EcoIndex est-il fiable ?

Oui, à condition d'en connaître les limites. EcoIndex est l'outil de référence en France, utilisé par la DINUM, l'ARCEP, plus de 200 collectivités. Son algorithme est public et reproductible. Mais il ne mesure qu'une page à la fois, ne tient pas compte du temps d'utilisation, et reste une note indicative. À croiser avec une analyse RGESN et une mesure d'empreinte carbone usage.

EcoIndex ou Website Carbon : quelle différence ?

EcoIndex (Collectif Green IT, France) mesure l'impact d'une page selon DOM/poids/requêtes, avec hypothèses ADEME. Website Carbon (Wholegrain, UK) mesure le carbone par visite via poids+hébergeur. EcoIndex est plus précis techniquement, Website Carbon plus narratif. Lighthouse (Google) mesure la performance utilisateur, fortement corrélée à EcoIndex mais distincte.

Pour aller plus loin.

Site classique vs site Verte.

Comment se distingue concrètement notre approche, ligne par ligne, sur la question : EcoIndex.

Critère
Site classique
Chez Verte
Méthode de mesure
Une page, à la demande
5 pages stratégiques, à chaque livraison
Engagement
Indicatif, sans garantie
Score A garanti contractuellement
Suivi
Mesure unique
Mesure semestrielle incluse en maintenance
Restitution
Capture d'écran
Rapport public, daté, signé
Sources
Citation EcoIndex sans contexte
EcoIndex + RGESN + Lighthouse
Transparence
Score affiché si bon, masqué si mauvais
Score publié systématiquement
Trouvez la différence

Tout le monde dit « éco-responsable ». Comparons sur EcoIndex.

Voici comment se distingue concrètement une démarche EcoIndex sérieuse — chez Verte — d'une promesse marketing creuse.

Ce que font la plupart

  • Mesurent EcoIndex en cas de demande client
  • Communiquent un score sans le contextualiser
  • Promettent un score A sans le garantir
  • Ne mesurent qu'une seule page (la home)
  • Ne distinguent pas EcoIndex et Lighthouse
  • Ignorent les limites méthodologiques de l'outil

Ce que nous faisons

  • Mesurons chaque page importante, à chaque livraison
  • Documentons le score avant et après nos interventions
  • Garantissons contractuellement un score A à la livraison
  • Publions notre propre score, vérifiable par tous
  • Croisons EcoIndex avec RGESN et Lighthouse
  • Documentons publiquement les limites de l'outil

Auditer votre site selon ces critères.

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