« « Notre métier consiste autant à construire qu'à refuser de construire. » »— Manifeste Verte, signature éditoriale
Une refonte de site coûte en moyenne 3 à 5 tonnes de CO₂ équivalent — production, design, développement, migration, hébergement de l'ancien et du nouveau pendant la transition. Quand cette refonte est cosmétique ou politique (changement de DG, nouvelle agence, lubie de tendances), c'est plusieurs tonnes émises pour rien.
Une refonte de site web coûte en moyenne 3 à 5 tonnes de CO₂ équivalent. Ce chiffre, encore peu diffusé, agrège quatre postes mesurables.
Production matérielle. Les ordinateurs et écrans des designers, développeurs, intégrateurs, recettistes, mobilisés sur 3 à 6 mois. Empreinte amortie sur la durée d'usage : 0,5 à 1 t CO₂eq pour un projet d'agence moyen.
Énergie de fonctionnement. Calcul, builds, tests, environnements de pré-prod, recettages : 0,3 à 0,7 t CO₂eq.
Hébergement parallèle. Pendant 3 à 8 semaines, ancien et nouveau site cohabitent (dev, recette, bascule, surveillance). Doublement temporaire de l'empreinte d'hébergement : 0,1 à 0,5 t CO₂eq.
Migration de données et SEO. Cartographie, redirections, surveillance, corrections : 0,2 à 0,4 t CO₂eq.
Total : 1,1 à 2,6 t CO₂eq pour une refonte standard, jusqu'à 5 t pour un projet ambitieux. Si la refonte est cosmétique ou politique, c'est plusieurs tonnes émises pour rien.
Cinq signaux qui doivent alerter.
Signal n° 1. La demande vient d'un changement de direction ou de DG, sans nouveau besoin métier documenté.
Signal n° 2. L'agence sortante est remplacée. La nouvelle agence propose une refonte complète dès le premier rendez-vous, avant même d'avoir audité l'existant.
Signal n° 3. L'argument principal est « moderniser le design » ou « se mettre aux dernières tendances ».
Signal n° 4. Le site existant fonctionne bien (trafic stable ou croissant, conversions correctes, équipe interne formée).
Signal n° 5. La refonte est budgétée annuellement comme une dépense récurrente, comme on changerait de papeterie.
Plutôt que refaire un site tous les 2-3 ans, nous proposons une maintenance évolutive sur 7 ans. Concrètement :
Année 1. Site neuf, conçu sobre, déclaration RGESN publiée.
Années 2 à 4. Maintenance évolutive trimestrielle. Ajout de pages au fil de l'eau, mise à jour des contenus, raffinement progressif du design (sans refonte). Mesure EcoIndex semestrielle.
Années 5 à 6. Modernisation sélective. Nouveau hero, nouvelle police, nouveaux composants — sans refondre l'arborescence ni casser le SEO. Audit RGESN intermédiaire.
Année 7. Décision : refonte complète justifiée, ou prolongation 3 ans supplémentaires.
Sur 7 ans, ce modèle évite environ 4 tonnes de CO₂eq par rapport à un cycle de refonte tous les 2-3 ans, à fonctionnalité comparable. Et il coûte moins cher, en cumul.
Cas 1 — Maintenance impossible. CMS abandonné, plugins obsolètes, failles de sécurité multiples, hébergeur en fin de vie. Maintenir devient plus coûteux que refaire.
Cas 2 — Pivot métier majeur. L'organisation a fondamentalement changé d'activité, de cible, ou de modèle économique. L'arborescence ne correspond plus au métier.
Cas 3 — Empreinte rédhibitoire. EcoIndex G, > 5 Mo de poids home, 200+ requêtes par page. À ce stade, optimiser l'existant coûte plus cher que refaire propre.
Si aucun de ces trois cas n'est rempli, refondre est une dépense énergétique et économique injustifiée.
Tous les sites Verte sont conçus pour 7 ans de durée de vie minimum. Notre forfait Maintenance Évolutive (à partir de 350 €/mois) prolonge la vie utile sans refonte. Si nous estimons qu'une refonte n'est pas nécessaire, nous le disons. Voir notre service refonte écoresponsable.
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— Sébastien Joumel & Kévin Papot · co-fondateurs de Verte
Sources publiques
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