« « Mesurer vaut mieux que promettre. » »— Manifeste Verte, section II
Le numérique représente 4 % des émissions mondiales — autant que l'aviation civile. Le poids médian d'une page d'accueil française est de 2 400 KB. 80 % des sites dépassent 1 Mo. Ces chiffres sont publics, sourcés, vérifiables. Et ils ne figurent dans aucune brochure marketing d'agence web.
Ces données sont publiques. Elles sont issues de l'ARCEP, de l'ADEME, du HTTP Archive et du Collectif Green IT. Elles sont reproductibles : vous pouvez les retrouver dans les rapports cités à la fin de l'article. Et elles ne figurent dans aucune brochure marketing d'agence web.
Le numérique mondial représente aujourd'hui 4 % des émissions de gaz à effet de serre, soit autant que l'aviation civile. C'est l'estimation publiée par The Shift Project (2024) et confirmée par l'IEA (Agence Internationale de l'Énergie). Et ce chiffre croît de 6 % par an, alors que les émissions globales doivent baisser de 5 % par an pour tenir l'Accord de Paris.
Le poids médian d'une page d'accueil française est aujourd'hui de 2 400 KB, selon HTTP Archive 2024. C'est trois fois plus qu'il y a dix ans (700 KB en 2014). Aucun usage nouveau ne justifie ce triplement : il n'y a pas trois fois plus de fonctionnalités, ni trois fois plus d'images, ni trois fois plus de contenu.
Sur les 130 sites les plus visités en France, 80 % dépassent 1 Mo de poids transféré sur la home. La majorité des sites grand public échouent à un seuil techniquement atteignable. (Étude annuelle Collectif Green IT 2024.)
Contrairement à l'imaginaire collectif qui se focalise sur les datacenters, 70 % de l'empreinte du numérique vient des terminaux utilisateurs (smartphones, ordinateurs, écrans, télés connectées). Et l'essentiel de cette empreinte vient de la fabrication, pas de l'usage. (ADEME-ARCEP 2022, mise à jour 2024.)
La médiane EcoIndex des 130 sites français les plus visités est à 28/100, lettre E, en 2024. La majorité des sites grand public se classent dans la moitié inférieure de l'échelle EcoIndex.
Le numérique pèse 2,5 % du bilan carbone de la France en 2024 — soit l'équivalent du transport routier de marchandises domestique, ou du fret aérien intra-européen. (ADEME 2024, mise à jour annuelle.)
Première implication : le numérique n'est plus invisible. Il est désormais inscrit dans le bilan carbone des entreprises, des collectivités, des États. La directive CSRD européenne (en application 2024) en fait un poste obligatoire de reporting de durabilité.
Deuxième implication : l'effort de réduction est désormais quantifié. La feuille de route ARCEP fixe à - 35 % l'objectif 2030 pour l'empreinte numérique française. Cet objectif est légalement opposable depuis la loi REEN.
Troisième implication : la mesure devient un standard B2B. Toute candidature à un appel d'offres public mentionne désormais l'empreinte numérique. Toute relation B2B avec un grand groupe européen la demande dans son questionnaire RSE.
Verte propose trois engagements opérationnels, mesurables, opposables.
Pour la page d'accueil, c'est la règle du 1 mégaoctet maximum.
Pour la durée de vie, c'est 5 à 7 ans minimum entre deux refontes.
Pour la mesure, c'est la publication systématique de l'EcoIndex sur les pages les plus visitées.
Notre site site-web-ecoresponsable.fr respecte ces trois engagements. Page d'accueil : 75 KB. Durée de vie cible : 7 ans. EcoIndex publié : 92/100, lettre A. Vérifiable sur ecoindex.fr en 30 secondes.
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— Sébastien Joumel & Kévin Papot · co-fondateurs de Verte
Sources publiques
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